Il est le Fils de Dieu

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Homélie du dimanche 27 août 2023

Le prêtre : Soa et Clément, vous avez écouté la Parole de Dieu qui révèle la grandeur de l’amour humain et du mariage.

Vous allez vous engager l’un envers l’autre dans le mariage. Est-ce librement et sans contrainte ?

Les Fiancés : OUI

Le Prêtre : En vous engageant dans la voie du mariage vous vous promettez amour mutuel et respect, est-ce pour toute votre vie ?

Les Fiancés : OUI, pour toute notre vie.

Le Prêtre : Êtes-vous prêts à accueillir les enfants que Dieu vous donne et à les éduquer selon l’Évangile du Christ et dans la foi de l’Église ?

Les Fiancés, l’un après l’autre : OUI,

Moi, Clément, je te reçois, Soa, comme épouse et je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t’aimer tous les jours de ma vie.

Moi, Soa, je te reçois, Clément, comme époux et je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t’aimer tous les jours de ma vie.

…… reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité

Et maintenant appelons sur ces époux la bénédiction de notre Dieu :

il leur a fait la grâce du mariage,

que lui-même la renouvelle sans cesse dans son amour.

Seigneur notre Dieu, créateur de l’univers et de tout ce qui vit,

tu as fait l’homme et la femme à ta ressemblance ;

et pour qu’ils soient associés à ton œuvre d’amour, tu leur a donné un

cœur capable d’aimer.

Tu as voulu qu’aujourd’hui dans cette église Soa et Clément unissent leurs vies.

Tu veux maintenant qu’ils construisent leur foyer,

qu’ils cherchent à s’aimer chaque jour

davantage et suivent l’exemple du Christ,

lui qui a aimé jusqu’à mourir sur une croix.

Bénis, protège et fortifie l’amour de ces nouveaux époux :

Que leur amour soutienne leur fidélité ;

qu’il les rende heureux et leur fasse découvrir dans le Christ

la joie du don total à celui qu’on aime.

Que leur amour, semblable à ton amour, Seigneur,

devienne une source de vie ;

qu’il les garde attentifs aux appels de leur prochain,

et que leur foyer soit ouvert aux autres.

En s’appuyant sur leur amour, avec la force de l’Esprit,

qu’ils prennent une part active

à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel,

et soient ainsi fidèles à leur vocation humaine et de chrétienne.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. AMEN.

Que Dieu le Père tout-puissant

Vous donne la joie

Et vous bénisse (dans vos enfants). AMEN

Que le Fils unique de Dieu veille sur vous et vous assiste

Dans le bonheur et dans l’épreuve. AMEN

Que l’Esprit de Dieu ne cesse de répandre

Son amour dans vos cœurs AMEN

Et vous tous qui êtes ici réunis autour de ces nouveaux époux,

que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le saint Esprit. AMEN

Que se passe-t-il à Césarée de Philippe, en territoire païen, au pied de l’Hermon, montagne que l’on retrouve dans les psaumes, source du Jourdain, sur le lieu où l’on vénère le Dieu Pan

Que se passe-t-il ? A priori, rien de neuf.

Non, rien de neuf. Jésus qui s’attribue le titre de Fils de l’homme ? On l’a déjà entendu 9 fois dans l’évangile de Matthieu

Jésus à qui Pierre attribue le titre de Fils de Dieu ? Les démons l’ont déjà appelé ainsi, appelé pour qu’ils s’en aillent Pierre et les apôtres ont déjà dit mais c’est toujours eux qui décampent. Les apôtres ont déjà dit à Jésus : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu » quand Jésus a apaisé la tempête et que Pierre a un moment eu peur parce qu’il a douté de pouvoir marcher sur les eaux.

Jésus Fils de l’Homme.

Le livre de Daniel, écrit environ deux siècles avant Jésus-Christ même s’il nous parle d’évènements plus anciens nous parle de lui, comme un sauveur qui lève le peuple pour le conduire à Dieu. « Sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. » (Dn 7,13-14). Quelques versets plus loin, Daniel précise que ce Fils d’homme n’est pas un individu solitaire, mais un peuple : « Mais ce sont les saints du Très-Haut qui recevront la royauté et la posséderont pour toute l’éternité … La royauté, la domination et la puissance de tous les royaumes de la terre, sont données au peuple des saints du Très-Haut. Sa royauté est une royauté éternelle, et tous les empires le serviront et lui obéiront. » (Dn 7,18.27). Quand Jésus s’applique à lui-même ce titre de Fils de l’homme, il se présente donc comme celui qui prend la tête du peuple de Dieu.

Fils d’Homme et Fils de Dieu.

Fils de Dieu non plus ce n’est pas nouveau je l’ai déjà évoqué, mais c’est dit par les apôtres devant la manifestation de puissance de Dieu, sur la mer déchaînée par exemple. Ce sera dit plus tard devant la manifestation d’amour, sur la croix. C’est dit ici au milieu d’un monde païen. Ce n’est pas dit dans le temple ou dans une conversation théologique comme les rabbins, et d’autres, savent faire. C’est dit en plein air, sur un lieu païen. C’est très différent. Dire le Je crois en Dieu au cœur de la célébration eucharistique et le dire au milieu d’amis qui ne croient pas en Lui, ce n’est pas la même chose. Ça me rappelle ce que m’avaient dit des lycéens qui allaient être confirmés : « Dire qu’on est chrétien au lycée, on en prend plein la gueule »

A la messe, c’est plutôt facile -quoique- ! à un couple qui allait se marier je demandais : qu’est-ce que vous pensez que je dois dire à vos invités, le jeune homme répondit instantanément : « il faut leur dire que Jésus, c’est pas ringard. Dans ma famille on se moque de moi parce nous voulons nous marier à l’église ! »

Le langage n’est pas théologique mais quel acte de foi !

Mais revenons à Césarée.

Ce qui est nouveau, à Césarée, ce n’est pas l’usage de l’un ou l’autre des deux titres de Jésus, c’est leur jonction. « Qui est le Fils de l’homme ? » demande Jésus et Pierre répond « Il est le Fils de Dieu ». Jésus fera le même rapprochement au moment de son interrogatoire par le Grand Prêtre : celui-ci lui demande « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » Et Jésus répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » (Mt 26,63).

Cela veut bien dire que le seul pilier de l’Église, c’est la foi en Jésus-Christ.

Et Jésus ajoute : « Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » : c’est ce que l’on appelle « le pouvoir des clés ». Cela ne veut pas dire que Pierre et ses successeurs sont désormais tout-puissants ! Cela veut dire que Dieu promet de s’engager auprès d’eux.

Pour nous, il nous faut et il nous suffit d’être en communion avec notre Église pour être en communion avec Dieu. Si l’on se souvient de la première lecture, cela veut dire aussi que la mission de l’Église est d’introduire les hommes auprès du Père. Il ne s’agit pas d’abord de les convertir ! convertir quelqu’un c’est l’affaire de l’Esprit-Saint et de la liberté de l’homme. Notre affaire c’est d’ouvrir la porte et d’éviter les embûches.

D’ailleurs, que dit Jésus ? Jésus dit « JE bâtirai mon Église » : c’est lui, Jésus, qui bâtit son Église. Nous ne sommes pas chargés de bâtir son Église, mais simplement, d’écouter ce que le Dieu vivant veut bien nous révéler. Et, parce que c’est le Christ ressuscité, Fils du Dieu vivant, qui bâtit, nous pouvons en être certains, « La puissance de la Mort ne l’emportera pas ».

Dans l’eucharistie, nous présentons les hommes à Dieu ; ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Et nous nous engageons à dire la foi, chacun avec nos mots, quelquefois au fond de notre cœur, quelque fois en ouvrant la bouche, toujours en agissant, toujours en agissant.

Parce qu’en y communiant nous sommes fils de l’homme et fils de Dieu.

Père Gérard Faure, curé

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