Toussaint 2021

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Homélie du lundi 01 novembre 2021

Nous célébrons tous les saints connus et anonymes qui ont brillé par leur belle vie d’amour et de charité dans la reconnaissance d’un Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Nous connaissons des sorts différents sur la terre mais comment serons-nous demain, Dieu seul le sait. Cependant, notre foi nous demande d‘espérer un monde meilleur après la mort.

Saint Augustin parle du bonheur au paradis connu par Adam et Eve en ces termes « Ainsi l’homme vivait au paradis comme il le voulait, aussi longtemps qu’il voulut ce que Dieu avait ordonné. Il vivait jouissant de Dieu dont la bonté faisait la sienne ; il vivait exempt de tout besoin et il avait le pouvoir de vivre toujours ainsi. Il avait à disposition une nourriture pour apaiser sa faim, une boisson pour étancher sa soif, l’arbre de vie pour le garantir contre les atteintes de la vieillesse. Aucune espèce de corruption corporelle n’imposait la moindre gêne à aucun de ses sens. Il n’avait à craindre aucune maladie intérieure, aucun accident extérieur : dans sa chair une parfaite santé, dans son âme une pleine sérénité. De même qu’on ne souffrait en paradis ni du chaud ni du froid, ainsi son hôte était-il à l’abri de tout désir et de toute crainte contrariant sa volonté bonne. Pas l’ombre d’une tristesse, pas la moindre vaine joie. Continuellement il trouvait sa vraie joie en Dieu pour qui il brûlait d’une charité née d’un cœur pur, d’une conscience droite et d’une foi sincère. Entre les deux époux régnait une union fidèle fondée sur un chaste amour, entre le corps et l’âme un mutuel dévouement, une obéissance sans effort au commandement divin. Le repos ne dégénérait pas en lassitude, on n’était pas malgré soi accablé de sommeil. » (La Cité de Dieu)

Qui ne rêve pas de ce paradis, et du vrai paradis dont nous ignorons toutes les facettes. Malheureusement, ce lieu ne se visite pas. Si on y va, c’est un aller sans retour mais c’est lieu de la grande surprise. Saint Paul dit que « ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est ». Qui donc ne va pas aspirer à une telle béatitude ? Jésus nous avertit que ce bonheur appartient à ceux qui vivent dans la droite ligne des béatitudes : les bienheureux sont les pauvres de cœur qui vivent dans le détachement et qui comptent sur Dieu ; les bienheureux de demain sont ceux qui pleurent aujourd’hui, c’est-à dire ceux qui versent des larmes de douleur vivant dans le regret et la repentance ; les bienheureux sont les doux, les miséricordieux et les artisans de paix ; les bienheureux sont ceux qui ont faim et soif de la justice et qui en sont persécutés. Les bienheureux sont ceux qui vivent dans la pureté de cœur, ceux qui suivent Dieu et qui sont insultés, aliénés, désavoués ou accusés à tort.

La solennité de la Toussaint rend le bonheur promis proche de nous car il y a déjà de multitude de gens qui y vivent. Elle nous met en communion avec tous ceux qui ont recherché la sainteté et qui nous inspirent aujourd’hui dans notre vie de relation avec Dieu et les autres. Que la prière de tous les saints nous soutiennent chaque jour dans notre recherche de la vie éternelle auprès de Dieu. Amen.

P. Gaston Yerbanga

Pour télécharger l'homélie, cliquez ici

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