« Venez à moi... »

Reconnaissons que c’est Jésus lui-même qui nous accompagne sur ce chemin de la confiance et de la charité fraternelle, lui qui est « doux et humble de cœur », qui nous aime vraiment.

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Homélie - 14ème dimanche ordinaire – année A – 9 juillet 2023

Nous entendons aujourd’hui cette invitation de Jésus à nous tourner vers lui, à aller vers lui, à nous déplacer intérieurement, oubliant le souci si compréhensible de nous-mêmes, le souci de notre « moi » parfois si exigeant. Oublions-nous un peu pour aller vers lui, de tout notre cœur.

« Venez à moi »

C’est à une rencontre intérieure avec lui, que Jésus nous convie. Nous le reconnaissons, Jésus, ici, dans notre assemblée, comme Celui qui est vivant, ayant vécu notre vie humaine, jusqu’à la mort acceptée par fidélité au Père, à Dieu son Père et notre Père.

Laissons-nous rejoindre par lui qui veut nous visiter, nous réconforter, nous faire revivre. Il avait rejoint ses disciples le soir de Pâques et à bien d’autres moments, qui sont relatés dans les évangiles et les Actes de Apôtres, d’autres moments aussi dans l’histoire jusqu’à aujourd’hui. Des hommes, des femmes, des jeunes , des enfants ont témoigné de cette rencontre bouleversante, apaisante, heureuse,  avec le Ressuscité.

A nous aussi, comme à chaque personne, est faite cette invitation de rencontrer personnellement Jésus vivant. Nous savons qu’il n’est pas facile de rendre compte de cette expérience, si personnelle, si intérieure, que Jésus a pu nous faire vivre, et qu’il nous promet encore : « Venez à moi ! » Il faut du temps, du silence, pour arriver, selon le don de Dieu, à vivre cette rencontre si vitale. Il faut sûrement avoir un cœur de pauvre, reconnaître que ces choses cachées ne sont offertes qu’à ceux qui sont comme lui: « pauvres de cœur ». Nous connaissons bien ces mots : « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux ! »

Celui qui est pauvre de cœur, c’est bien Jésus. Dans cet appel de l’évangile de Mathieu, il le dit : « Je suis doux et humble de cœur ». Revenons encore au béatitudes : « Heureux les doux, ils posséderont la terre», c’est-à-dire qu’ils bénéficieront de ce que Dieu promet : le terre nouvelle, le monde renouvelé , la nouveauté que Dieu réalise déjà.

Pour nous ouvrir à cette révélation de la présence d’amour, Jésus nous signifie qu’il veut nous rencontrer, et comme il l’annonçait à ses disciples qu’il envoyait en mission, pour lui, en son nom, il commence par révéler quelle est sa propre relation à son Père : « Père, je proclame ta louange... »  et ce merci d’exultation à son Père, c’est que cette révélation est pour les tout-petits, ceux qui ne savent pas en parler justement et qui, dans leur pauvreté, simplement assumée, écoutent.

En eux, destinataires de tant d’amour bienveillant, le Père met toute sa joie, comme en Jésus. Ils entrent dans cette relation unique entre Jésus et son Père. Enfants de Dieu, nous sommes invités à connaître cette joie de l’amour de Dieu et de le rayonner au milieu de nos frères et sœurs. Que nous connaissions la vraie vie, libérés de l’égoïsme qui asservit.

Alors, il s’agit de prendre son joug, d’entrer dans la manière de Jésus lui-même qui est fidèle à la loi de Dieu. Avec Jésus, nous expérimentons que notre force et notre courage viennent de lui. C’est lui qui porte tout. Laissons-nous donc conduire par l’ Esprit de Jésus, écoutons le, suivons-le. Son joug nous paraîtra léger et nous avancerons dans la foi et la confiance, nous vivrons une fraternités plus grande avec tous, avec ceux que Dieu aime.

Reconnaissons que c’est Jésus lui-même qui nous accompagne sur ce chemin de la confiance et de la charité fraternelle, lui qui est « doux et humble de cœur », qui nous aime vraiment.

Puissions-nous recevoir encore cette grâce de rencontrer Jésus et de rayonner sur d’autre sa paix.

Et si nous sommes attentifs aux personnes démunies (aujourd’hui, il y en a tant), si nous nous laissons rejoindre par les pauvres, nous verrons aussi, que Jésus est là, qu’ils sont capables, plus que nous, qui savons, de témoigner de l’amour de Dieu qui fait vivre, et appelle notre humanité à changer.

Père Daniel Bertaud

Pour télécharger l'homélie, cliquez ici

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