Terre Sainte, un pèlerinage inoubliable

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Vous qui allez lire ces lignes, vous saviez probablement que le service des pèlerinages de notre diocèse en organisait un en Terre Sainte du 17 au 27 octobre dernier pour le secteur pastoral EUGENI auquel quelques autres personnes avaient pu se joindre..

Et peut-être aimeriez-vous savoir comment se sont passés ces 10 jours.

Mais qu’il est difficile de parler d’un pèlerinage que beaucoup ont déjà eu la chance d’entreprendre. On risque de tomber dans le déjà dit, déjà vu, déjà entendu. Alors, "dire" pour ceux qui n’ont pas encore eu le désir ou l’opportunité de se rendre en Terre Sainte ? Pas question ! Une telle expérience ne peut pas se dire, ni se raconter ! Elle se vit !

Nous étions 45 personnes et le pouce, je ne sais pas exactement, à partir sous l’œil vigilant de Paul Marimoutou, que beaucoup connaissent. L’œil vigilant certes, mais aussi le sourire, le calme, la gentillesse, la disponibilité, l’humour… "C'est la Joie de la mission" m’a-t-il confié. Toutefois, si vous vouliez partir avec lui, sachez que c’est raté. Notre pèlerinage était le dernier qu’il accompagnait pour le diocèse. Une réelle grâce pour nous !

45 personnes qui, venues d’horizons variés, ont globalement bien fonctionné. Des jeunes et des moins jeunes, des couples, des célibataires, des veufs (ou plutôt des veuves), des personnes dynamiques et rieuses, d’autres effacées presque trop transparentes, des cheminements spirituels différents, ont fait la richesse du groupe. Et puis il y avait aussi ceux qui recherchaient l’ombre tandis que d’autres se régalaient de la chaleur, ceux qui trouvaient que le programme s’éloignait parfois trop du sujet de notre pèlerinage "sur les pas de Jésus" et ceux qui en auraient volontiers redemandé, ceux qui étaient bon pied bon œil aux premières lueurs du jour et ceux qui décidément n’arrivaient pas à s’habituer aux horaires très matinaux !
Inévitable me direz-vous.
L’important est que nous ayons pu nous retrouver autour du père Didier Monget pour des messes quotidiennes en relation avec le lieu des célébrations (merci Magnificat !) avec à l’appui de belles homélies simples mais ciblées, qui nous renvoyaient à notre aujourd’hui, des chants préparés avec diligence par Jean-François Walger (chef du chœur EuGeNi) et chantés avec ferveur par le groupe ; pour des temps de prière et de méditation, pour ne mentionner que le mont des Béatitudes, le lac de Tibériade et plusieurs stations du Chemin de Croix ; pour des démarches entreprises sur le Jourdain (possibilité de renouveler les promesses de notre baptême en recevant individuellement de l’eau du Jourdain sur la tête par les mains du père Didier Monget, possibilité aussi de renouveler les promesses du mariage pour les personnes "portant alliance" selon l’expression du père Didier Monget, à Cana).
45 personnes sous la houlette de Georges, notre guide arabe, israélien, chrétien maronite. Il nous a bien expliqué la complexité de ce pays où se côtoient des arabes de nationalités et de religions différentes, et l’inquiétude face à la politique d’immigration en faveur des Juifs. Une rencontre des plus passionnantes avec le père Emile Shoufani, arabe, chrétien, de nationalité israélienne et curé de Nazareth (je vous conseille vivement internet "pour aller plus loin"). Il a complété les explications parfois pittoresques de notre gentil Georges, qui connaissait toutefois beaucoup de choses et était très intéressant.
Et puis bien sûr, et surtout, il y a eu la visite de tous ces lieux tellement connus au moins grâce aux Écritures. Personnellement j’ai été particulièrement touchée et émue par les sites naturels tels que le désert du Néguev, où nous avons fait mémoire de la grande aventure qui commence avec Abraham, puis évocation de Moïse bien sûr, le Jourdain, le Lac de Tibériade, le mont des Oliviers, pour ne citer qu’eux.
Les autres sites "bâtis" m’ont, quant à eux, souvent déconcertée. Certes, nous ne pouvions pas nous attendre à trouver la crèche, avec en prime l’âne et le bœuf, mais quand vous arrivez en un lieu où l’on vénère tel ou tel événement et que l’on vous explique qu’une chapelle a été construite dessus, puis une petite église, puis une autre plus grande, qu’une église byzantine a été ajoutée, que les Croisés y ont inscrit leur empreinte, et que l’on se retrouve face à une basilique, parfois à 2 niveaux, et qu’il faut descendre d’une dizaine de mètres pour atteindre le lieu présumé d’origine et que… cerise sur le gâteau, on vous dit que l’on n’en est pas sûr… il y a de quoi être dérouté.

Personnellement je l’ai été au début. Heureusement petit à petit "le miracle" a agi, ma démarche est devenue de plus en plus spirituelle et je me suis dit, par exemple, que peu importe si, à Nazareth, l’Annonciation a eu lieu à la basilique catholique de l’Annonciation ou à l’église orthodoxe Saint-Gabriel ; si, à la piscine probatique, à Jérusalem, l’infirme se trouvait un peu plus à droite ou un peu plus à gauche. Je n’avais plus qu’un désir, rendre grâce à Dieu et le louer : Jésus a vraiment habité et foulé cette terre. En sont témoins tous ces pèlerins venus du monde entier et dont la ferveur est envoûtante, même si parfois elle surprend par l’expression de sa dévotion, et tant pis si certains sont vraiment trop bruyants ou s’ils vous bousculent sans la moindre vergogne. En faisant abstraction de cette gêne, la proximité avec Jésus est devenue de plus en plus intense : la seule lecture de la plaque "Via Dolorosa" à Jérusalem m’a bouleversée, il n’y avait plus rien d’autre autour de moi ! Mélange étonnant que ce Chemin de Croix qui traverse en partie le quartier musulman et qui passe par les souks à certains endroits.

Le seul regret, pour moi a été une course quasi permanente car il fallait respecter les horaires tout en tenant compte de l’impressionnante affluence à certains endroits : 2 heures ½ de queue pour "voir" le tombeau du Christ, c’est long, même si l’on est bien occupés à faire la chasse aux resquilleurs ! Et à peine entrés dans le tombeau, il faut ressortir, sans même avoir eu le temps de s’agenouiller pour quelques mots de prière…frustration !
De retour au bercail, une fois bien reposée, j’ai refait le pèlerinage dans mon cœur, photos et documents à l’appui. Et là, je peux vous dire que je n’ai plus qu’une envie : repartir en Terre Sainte !

A.C.



TS_01

Premiers moments de méditation dans le désert du Néguev

 

TS_02

La course afin de trouver un coin d’ombre pour notre première messe, à Avdat, dans le désert du Néguev

 

TS_03

Challenge réussi pour qui espérait trouver l’ombre d’une colonne.
Le père Didier Monget, quant à lui, devra célébrer à la rage du soleil après avoir enlevé sa casquette bien sûr !

 

TS_04

Après avoir pu renouveler les vœux de notre baptême (voir texte), le père Didier Monget renouvelle à son tour les siens en recevant
sur la tête de l’eau du Jourdain des mains de Paul Marimoutou.

 

TS_05

Le groupe au grand complet au bord du Jourdain.

 

 

TS_06

À Cana, on ne boit pas que de l’eau… mais accessoirement un jus de grenade.

 

 

TS_07

Arrivée au lac de Tibériade… Où l’on reste sans voix !

 

 

TS_08

Prière du matin, le lendemain, au bord du lac de Tibériade… Où l’on arrive à chanter malgré l’émotion !

 

 

TS_09

Enseignement du père Didier Monget à bord du bateau sur le lac de Tibériade.

 

 

TS_10

Déjeuner au bord du lac de Tibériade - Parce que l’homme ne vit pas seulement de…

 

 

TS_11

…mais de tout poisson, issu de la pêche miraculeuse, qui ne rit pas, mais se fend la…

 

TS_12

Messe à Magdala.

 

TS_13

Rencontre avec le père Emile Shoufani, curé de Nazareth,
passionnant et passionné de la paix entre les hommes, présenté par Paul Marimoutou, chez les sœurs de Nazareth.

 

 

TS_14

TS_14

Georges, notre guide local, à Césarée Maritime, capitale royale d'Hérode le Grand.

 

 

TS_15

Messe au champ des bergers, à Bethléem.

 

 

TS_16

À Béthanie, le village de Marthe, de Marie et de Lazare : Tous à l’écoute du récit.

 

 

TS_17

La tombe de Lazare revisitée.

 

 

TS_18

Une station du Chemin de Croix, à Jérusalem.

 

TS_19

Saint Sépulcre - Pour une chasse, discrète et efficace, aux resquilleurs.

 

TS_20

Au revoir Paul, et merci !

D'autres photos sont à voir en cliquant ici

 

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+